Intelligence Collective

Artigo escrito en colaboración coa compañeira Han Hao (China) para a web de Romanische Literaturen (universidade de Stuttgart) http://www.uni-stuttgart.de/romlit/maclands/intelligence-collective

Lors de la séance du 16 Janvier, nous avons fait une présentation sur l’intelligence collective. Pour développer ce concept nous avons parlé de deux subdivisions : l’intelligence collective naturelle et l’intelligence collective artificielle.

C’est un concept souvent mentionné dans divers domaines. On parle de l’intelligence collective en étudiant les mouvements et les interactions entre les bactéries dans leur lutte pour la survie. On parle de l’intelligence collective pour raisonner sur les oiseaux migrateurs volent en V pour optimiser l’énergie utilisée pour se déplacer. Aussi pour comprendre le mode de vie des abeilles, les fourmis ou les termites, pour expliquer certaines actions collectives des êtres humains, et surtout, ces derniers temps, à défendre la valeur positive de l’Internet, des réseaux sociaux et des diverses nouvelles technologies.

Twitter, Google Glass, Yahooanswers, blogs, Doodle… il y a de nombreux exemples où l´appelé intelligence collective artificielle fait une apparition. Mais quel est le degré d’inspiration qu´ont tous ces outils dû à des exemples naturels de l’intelligence collective ? Pouvons-nous parler de la poursuite du développement de l’intelligence collective en donnant l´exemple des équipes qui ont le succès dans les sports collectifs? Et dans le monde des entreprises? Dans l’air il y a beaucoup de questions sur ce sujet qui a priori se présente comme clé pour comprendre les progrès technologiques et sociaux de l’avenir.

Il semble qu’en parlant d’intelligence collective naturelle les études et recherches visent à des conclusions plus précises, et généralement plus positives que négatives a faveur de travailler en groupe. Les fourmis qui se blottissent pour construire un radeau pour faire la navette à la reine, les larves et la nourriture, les abeilles qui font la danse en groupe pour informer le reste de la ruche de l’apparition de nouveaux moyens de subsistance, les pingouins qui se blottissent pour protéger tout les progénitures du groupe, ne sont que quelques exemples de la façon dont l’intelligence collective naturelle est favorable à des espèces différentes.

Passant à d’autres exemples, on peut voir des descriptions et des suppositions de l’intelligence collective extraterrestre hors de la société humaine. Par exemple, dans le roman de science-fiction « The Three Body », la caractéristique de l’extraterrestre est que quand un parmi eux pense à quelque chose, tous les autres le savent immédiatement. Dans ce contexte on peut voir une critique implicite : ce qui empêche l’avancement humain est que l’humain ne se comprend pas.

Dans le monde humain, immergés dans l’ère d’Internet –surtout après l´apparition du web 2.0- tout le monde est interconnecté sans précédent. Ça amène une nouvelle révolution pour l’intelligence collective, par rapport au canal de transmission d´information par chaque individu, la transmission rapide de nombreux informations, et la possibilité d’interaction.

Merci à tous ces développements technologiques, on se rend compte du nouveau modèle qui offre la solution collective : la possibilité de trouver des gens disparus à l’aide de Twitter, l’ensemble d´information disponible grâce aux moteurs de recherche (Google, BING,etc.), ou les sites pour poser des questions (Chacha, Yahooanswers, etc.). On peut également voir un´ autre résultat de l’avancement de la décision collective : le vote par réseau.

L’évolution de l’intelligence collective avec le web 2.0 se reflète sur la valeur de la contribution Individuel, la quantité et la vitesse de l’interaction et le degré de la collaboration.

Pour le blog, tous les participants peuvent contribuer en tant que sources pour le réseau. Mais l’interaction et la collaboration sont bases. Les SNS comme Facebook transfèrent les points nodaux à chaque personne physique, mais, même si la quantité et la vitesse de l’interaction est très élevée, on n’arrive pas encore à bien collaborer. En suite, avec Twitter, la quantité et la vitesse de l’interaction est encore une fois très élevée. Le degré s´élève par rapport à FB.

Récemment, la sortie de Google glass nous a aussi montré l’essor qualitatif de l’immédiateté et de la portabilité, et notamment la possibilité d’apporter l’interaction dans l’espace, et l’avenir de l’intégration des nouvelles technologies avec le corps humain.

On ne peut s’empêcher de réfléchir sur l’avenir de l’intelligence collective et sur le monde à l’avenir. Selon les hypothèses comme celle du livre « The Global Brain Awakes », on peut se demander : est-ce que le monde deviendra un cerveau mondial? Un´autre ‘bioorganisme’ géant comme l’humain construit par cellules? Tous les gens travaillent pour cette communauté, mais c’est le cerveau de qui?

Les hypothèses et doutes ne manquent pas. L’évolution nerveuse biologique et l’évolution nerveuse d’Internet se ressemblent : un exemple est la similitude entre le Webcamera et la nerf optique.

De plus, on est en train de former une nouvelle personnalité humaine et une nouvelle morale. La transmission de diverses connaissances et informations, et la grande banque de données personnelles laissées sur Internet, conduisent à la transparence personnelle sans intimité. Ça conduit à la de-individualisation.En même temps, le moyen et le médiateur virtuels, conduisent à la de-émotion.

Quand tout le monde se connecte, toutes les informations sont partagées immédiatement : est-ce que différents personnes deviendront différents neurones dans un système nerveux géant ? Est-ce que chaque individu deviendra seulement un membre comme une fourmi dans une intelligence collective?

Reflexionen über das Web 2.0

Traducións ó galego e ó castelán do artigo escrito en alemán para a web de Romanische Literaturen (universidade de Stuttgart) http://www.uni-stuttgart.de/romlit/maclands/reflexionen-ueber-das-web-2-0

Während der Unterrichtsstunden dieses Semester haben wir verschiedene Dienstprogramme der neuen Technologien aus den Bereich des Wissens und Lernens untersucht und analysiert.  Es geht um Werkzeuge, die heute den Masseneinsatz zu ermöglichen und die Interaktion zwischen Menschen, Menschen rund um den Planeten ( kollektive Intelligenz ) herstellen. Jede Person kann eigenen Schlussfolgerungen ziehen, aber ich denke, wir können uns darauf einigen, dass der Einsatz neuer Technologien für diese Zwecke , ist immer noch in einem embryonalen Zustand , Test- Zustand oder Prozess = Beta ist.

Das Netzwerk und neue Technologien sind enorme Ressourcen , mit einer Reihe vieler Möglichkeiten. Die Erfindung des Internet und seine verschiedenen Versorgungsunternehmen haben nicht nur die Welt der Technik revolutioniert , sondern die Gesellschaft als Ganzes und auch die Psyche des Planeten als Ganzes und ihre einzelnen Individuen.

Mit der Erfindung des Internets wurde ein ganzes Feld von Möglichkeiten eröffnet: z. B. Web 2.0. Das Zusammenspiel von Menschen aus der ganzen Welt, das Zusammenleben auf einer virtuellen Plattform, mit unzähligen Büchern, neue Grundlagen für die Forschung Forschung , TV / wissenschaftliche Debatten werden angestoßen und man kann diese außergewöhnlichen Entwicklungen nutzen, um die menschliche Existenz zu analysieren.

Mit Web 2.0 kam die Fähigkeit, Informationen auszutauschen und damit entstand eine kollektive Intelligenz . Gemeinsame Nutzung geistiger Materialien in einem globalen Kontext  , Cyber-Diskussionen , unzählige bibliographische und audiovisuelle Ressourcen für den gesamten Planeten verfügbar … die Tür war offen. Wissenschaft, die intellektuelle Welt, der akademischen Welt versuchen Vorteile aus dieser endlosen Ressourcen zu ziehen.

Das Tool ist bereits vorhanden , aber ihre richtige Verwendung muss noch perfektioniert werden. Urheberrecht , Datenschutz oder Verharmlosen von Kommunikation sind einige der heißesten Themen in der globalen Debatte .

Kurz gesagt, diese Fortschritte sind bemerkenswert. Jetzt ist die Zeit , die Werkzeuge , die praktische Anwendung auf dem “Feuer” geben, zu entwickeln. Kamin , Holzofen, der Dampf …

Twitter, Linkedin, Wix , Gallica , Dialnet , WordPress gibt einige Vorläufer , sie arbeiten … , der weltweite Gehirn?

Reflexións sobre a web 2.0.

Durante as sesións de clase deste semestre descubrimos, analizado e reflexionado, as distintas utilidades que as novas tecnoloxías aportaron e aportan ao campo do coñecemento e do saber, e sobre todo as ferramentas que hoxe permiten unha difusión masiva e interacción entre os seres humanos de todo o planeta (intelixencia colectiva).

Cada un sacaremos nosas propias conclusións, pero creo que podemos estar dacordo en que o uso das novas tecnoloxías, para estes fins, aínda se atopa nun estado embrionario, de test, ou de proba. Como queiramos chamarlle.

A rede e as novas tecnoloxías son recursos enormes, cunha amplitude de posibilidades que se escapa ao que unha mente humana podería imaxinar. Tal é así que a invención de Internet e as súas distintas utilidades supuxeron unha revolución non só para o mundo da tecnoloxía, senón para a sociedade en xeral e ata para a psiquis do planeta como conxunto e dos seus individuos por separado.

Inventouse Internet e abriuse unha caixa de posibilidades. Apareceu a web 2.0. e entón todo multiplicouse. A interacción de persoas de todos os recunchos do planeta, a coexistencia nunha plataforma virtual, a vida paralela? Infinidade de libros, investigacións, debates televisivos/científicos/de bar adícanse a analizar todas estas novidades extraordinarias para a existencia humana.

Coa web 2.0 apareceu a posibilidade de intercambiar información e crear deste xeito unha intelixencia colectiva. Materiais intelectuais compartidos a escala global, discusións cibernéticas, infinidade de recursos bibliográficos/audiovisuales dispoñibles para todo o planeta… a porta quedou aberta.

A ciencia, o mundo intelectual, o mundo universitario, todos intentaron e intentan sacar partido a esta infinidade de recursos. Pero o lume non foi tan importante por ser descuberto como por terlle dado diferentes usos prácticos aplicables e beneficiosos para a vida. O mesmo pasa coas redes sociais e a web 2.0. en xeral. A ferramenta xa existe, pero o seu bo uso aínda ten que perfeccionarse. Os dereitos de autor, a privacidade ou a banalización da comunicación son algúns dos temas máis candentes no debate global.

En definitiva, a evidencia do gran campo de acción que permiten estes avances, é notable. Agora será o momento de desenvolver as ferramentas que lle dean uso práctico ao “lume”. A cheminea, a cociña de leña, a máquina de vapor…

Twitter, Linkedin, Wix, Gallica, Dialnet, WordPress os precursores xa están aí traballando… chegará o cerebro global?

Reflexiones sobre la web 2.0.

Durante las sesiones de clase de este semestre hemos descubierto, analizado y reflexionado sobre distintas utilidades que las nuevas tecnologías han aportado y aportan al campo del conocimiento y del saber, y sobre todo a las herramientas que hoy permiten una difusión masiva e interacción entre los seres humanos de todo el planeta (inteligencia colectiva).

Cada uno sacaremos nuestras propias conclusiones, pero creo que podemos estar de acuerdo en que el uso de las nuevas tecnologías, para estos fines, todavía se encuentra en un estado embrionario, de test, o de prueba. Como queramos llamarle.

La red y las nuevas tecnologías son recursos enormes, con una amplitud de posibilidades que se escapa a lo que una mente humana pueda imaginar. Tal es así que la invención de Internet y sus distintas utilidades han supuesto una revolución no solo para el mundo de la tecnología, si no para la sociedad en general e incluso para la psiquis del planeta como conjunto y de sus individuos por separado.

Se inventó Internet y se abrió una caja de posibilidades. Apareció la web 2.0. y entonces todo se multiplicó. La interacción de personas de todos los rincones del planeta, la coexistencia en una plataforma virtual, la vida paralela… infinidad de libros, investigaciones, debates televisivos/científicos/de bar se dedican a analizar todas estas novedades extraordinarias para la existencia humana.

Con la web 2.0 apareció la posibilidad de intercambiar información y crear de este modo una inteligencia colectiva. Materiales intelectuales compartidos a escala global, discusiones cibernéticas, infinidad de recursos bibliográficos/audiovisuales disponibles para todo el planeta… la puerta quedó abierta.

La ciencia, el mundo intelectual, el mundo universitario, todos han intentado e intentan sacar partido a esta infinidad de recursos. Pero el fuego no fue tan importante por ser descubierto como por haberle dado diferentes usos prácticos aplicables y beneficiosos para la vida. Lo mismo pasa con las redes sociales y la web 2.0. en general. La herramienta ya existe, pero su buen uso todavía ha de perfeccionarse. Los derechos de autor, la privacidad o la banalización de la comunicación son algunos de los temas más candentes en el debate global.

En definitiva, la evidencia del gran campo de acción que permiten estos avances, es notable. Ahora será el momento de desarrollar las herramientas que le den uso práctico al “fuego”. La chimenea, la cocina de leña, la máquina de vapor…

Twitter, Linkedin, Wix, Gallica, Dialnet, WordPress los precursores ya están ahí trabajando… ¿llegará el cerebro global?

Lugares de memoria: a Muralla Romana de Lugo

Versións en galego, castelán e francés. Publicado no xornal Galicia Confidencial http://tendencias.galiciaconfidencial.com/nova/16810.html e na web de Romanische Literaturen (universidade de Stuttgart) http://www.uni-stuttgart.de/romlit/maclands/lieux-de-memoire-la-muraille-romaine-de-lugo

Século XXI, ano 13. Unha década e media deste milenio que arrincou, cargado como poucos ou ningún fixérano antes, de novidades e cambios a escala mundial. Redes sociais, televisión dixital terrestre, masificación do uso do e-mail, do internet móbil ou da fotografía dixital… só por citar algúns dos máis coñecidos. Pero, paradóxicamente, este século do agora, onde os chistes caducan ás dúas semanas, ou no que pódense chegar a tuitear 143.199 mensaxes nun segundo (o pasado 2 de agosto), é tamén chamado algunhas veces o século da memoria. E non só polas memorias USB ou polos microchips que nun centímetro cadrado poden almacenar o arquivo fotográfico completo de cheas de familias.

Quizais sexa o comezo de século no que -dependendo de a que nos refiramos ás veces demasiado e outras veces demasiado pouco- máis se mirou atrás: nunca antes a colectividade planetaria tivera o acceso á información que hoxe se ten, nunca antes coñeceramos dos nosos veciños certos detalles persoais que hoxe eles mesmos comparten en Facebook, nunca antes esa aglomeración humana que somos observaramos tanto e en tantos sitios o patrimonio deixado polos nosos antepasados. E ademais disto, mentres nos vemos como esa metafórica rá na olla de Hernán Casciari -referíndonos neste caso á globalización-, nunca tiveramos tanto medo de perder esas cousas que nos identifican, que nos fan sentirnos parte de grupos, que nos recordan de onde vimos. Esas cousas que comunmente chamamos identidade, tradicións, raíces…

O historiador francés Pierre Nora dixo algunha vez (polo menos unha, nunha entrevista co diario arxentino La Nación no ano 2006) que non debemos confundir historia con memoria, e que a memoria sempre é un fenómeno colectivo aínda que sexa psicolóxicamente vivida como individual. E nese afán necesario de protexer o que somos e do que estamos feitos é cando a memoria e os seus lugares pasan á acción.

Un destes lugares especiais, onde podemos confundir a historia coa memoria, está na cidade de Lugo, a non moitos quilómetros de onde os europeos antigos situaban o fin do mundo que coñecían. Nesa terra entre Lisboa e a Bretaña Francesa, na que os brasileiros non necesitan tradutor e na que os irlandeses e escoceses non necesitan levar mp3 para escoitar a súa música.

Aí, en Lugo, atópase un deses lugares de memoria de Pierre Nora. Local, nacional, mundial, universal. A todas as escalas.

Oíron falar da Gran Muralla chinesa? Si, claro, é un símbolo -o máis coñecido con total seguridade- dunha das civilizacións máis importantes da humanidade. Oíron falar do muro de Berlín? Si, claro, é un símbolo inesquecible da historia do século XX. Oíron falar da única muralla erixida durante a civilización romana e que aínda se mantén completa case dous milenios logo da súa construción? Algúns si, outros non… pero pronto poucos no planeta non terán xa falado dela en Facebook, non terán colgado unha foto súa en instagram ou non terán posto o hashtag #murallaromanadelugo no seu twitter. Un imperio coa importancia histórica do romano deixou a súa pegada nesta cidade, unha pegada que os propios do lugar conservaron e memoraron como ningún outro lugar do planeta fixo.

Ten máis de 2 km de perímetro que se poden pasear na súa totalidade a través da súa adarve, 10 portas e 71 cubos. No ano 2000 foi declarada pola UNESCO como Patrimonio Mundial, ¿segundo cal dos criterios de nomeamento? É de imaxinar: por ser “un exemplo sobresaínte dun tipo de edificio, conxunto ou paisaxe que ilustre unha etapa significativa na historia humana”. ¡Non hai outra desa época!

Con isto, indo de maior a menor na escala, entendemos cal é a primeira memoria que deixa este lugar. O poder pasear por onde o fixeron outros fai 2000 anos, o poder imaxinar porqué fixérona, como a fixeron, e porqué elixiron facela alí. Unha viaxe mental ao estilo de Pompeia que ademais de levarnos a ese tempo afastado, achéganos e permítenos entender as similitudes que, como pobo, o galego pode ter co francés, o italiano ou o tunisiano.

En segundo lugar, a muralla de Lugo constitúe un legado imprescindible para entender a galeguidade. Esa identidade e idiosincrasia dun pobo que atopa as súas raíces moito máis atrás no tempo, pero que sen o periodo romano non podería xamais entender o seu percorrido histórico. Lucus Augusti (como era coñecida na época) foi a primeira cidade da Galiza, e unha das súas capitais desde aquela época romana (na que o foi xunto a Braga e Astorga) ata o momento actual (no que é unha das cinco).

E para rematar, e por lóxica xeográfica, a máis arraigada das memorias: a local. Para un lucense a muralla é (tanto ou máis que dirían algúns) o que para os parisinos pode ser a Tour Eiffel, para os napolitanos o Vesubio ou para os londinenses o Big-Ben. É o seu orgullo, o primeiro lugar a onde leva ás súas visitas, a rúa por onde vai pasear cando quere atoparse consigo mesmo, a súa pista de atletismo cando quere poñerse en forma, o seu xeito de medir as distancias (pero iso cantas voltas á muralla sería?), o lugar onde celebrar os éxitos deportivos, a figuriña que ten encima da tele, a foto que ensina para dicir de onde vén cando vai de viaxe e pregúntanlle.

Para Lugo, a muralla é ese lugar de memoria, ese lugar onde se atopa coa súa historia, un lugar que se rodea de libros (Cumulum) ou de comilonas (Comilonum) cando quere conseguir que a recoñezan, un lugar para darse as mans e facer cadea cando se necesita reclamar algo (Nunca Máis, 2002), un lugar para protexerse dos inimigos como o facían os devanceiros, un lugar para ir mirar ao río Miño desde a altura (no Carme), un sitio onde facer revisión interna (porqué outras cidades tiraron as súas murallas e Lugo non?), unha parede máis ata que chegou a afortunada operación Muralla Limpa (que eliminou as casas que estaban pegadas no seu exterior ata os anos 70), un escenario perfecto para volver atrás no tempo e celebrar en xuño a festa romana do Arde Lucus… e sobre todo, un xeito de mirar ao futuro (onde imaxinámola coa xa completa peonalización do seu paseo exterior e interior) co optimismo que sempre implica o feito de ter memoria e acordarse das cousas.

Lugares de memoria: la Muralla Romana de Lugo

Siglo XXI, año 13. Una década y media de este milenio que arrancó, cargado como pocos o ninguno lo habían hecho, de novedades y cambios a escala mundial. Redes sociales, televisión digital terrestre, masificación del uso del e-mail, del internet móvil o de la fotografía digital… sólo por citar algunos de los más conocidos. Pero, paradójicamente, este siglo del ahora, donde los chistes caducan a las dos semanas, o en el que se pueden llegar a tuitear 143.199 mensajes en un segundo (el pasado 2 de agosto), es también llamado algunas veces el siglo de la memoria. Y no sólo por las memorias USB o por los microchips que en un centímetro cuadrado pueden almacenar los archivos fotográficos completos de montones de familias.

Quizás sea el comienzo de siglo en el que –dependiendo de a que nos refiramos a veces demasiado y otras veces demasiado poco- más se ha mirado atrás: nunca antes la colectividad planetaria había tenido el acceso a la información que hoy se tiene, nunca antes, de nuestros vecinos, habíamos conocido ciertos detalles personales que hoy son compartidos por ellos mismos en Facebook, nunca antes esa aglomeración humana que somos habíamos observado tanto y en tantos sitios el patrimonio dejado por nuestros antepasados. Y además de esto, mientras nos vemos como esa metafórica rana en la olla de Hernán Casciari –refiriéndonos a la globalización en este caso-, nunca habíamos tenido tanto miedo de perder esas cosas que nos identifican, que nos hacen sentirnos parte de grupos, que nos recuerdan de donde venimos. Esas cosas que comúnmente llamamos identidad, tradiciones, raíces…

El historiador francés Pierre Nora dijo alguna vez (al menos una, en una entrevista con el diario argentino La Nación en el año 2006) que no debemos confundir historia con memoria, y que la memoria siempre es un fenómeno colectivo aunque sea psicológicamente vivida como individual. Y en ese afán necesario de proteger lo que somos y de lo que estamos hechos es cuando la memoria y sus lugares pasan a la acción.

Uno de estos lugares especiales, donde podemos confundir la historia con la memoria, está en la ciudad de Lugo, a no muchos kilómetros de donde los europeos antiguos situaban el fin del mundo que conocían. En esa tierra entre Lisboa y la Bretaña Francesa, en la que los brasileños no necesitan traductor y en la que los irlandeses y escoceses no necesitan llevar mp3 para escuchar su música.

Ahí, en Lugo, se encuentra uno de esos lugares de memoria de Pierre Nora. Local, nacional, mundial, universal. A todas las escalas.

¿Han oído hablar de la Gran Muralla china? Si, claro, es un símbolo –el más conocido con total seguridad- de una de las civilizaciones más importantes de la humanidad. ¿Han oído hablar del muro de Berlín? Si, claro, es un símbolo inolvidable de la historia del siglo XX. ¿Han oído hablar de la única muralla erigida durante la civilización romana y que todavía se mantiene completa casi dos milenios después de su construcción? Algunos si, otros no… pero pronto pocos en el planeta no habrán hablado de ella en Facebook, no habrán colgado una foto suya en Instagram o no habrán puesto el hashtag #murallaromanadelugo en su Twitter. Un imperio con la importancia histórica del romano dejó su huella en esta ciudad, una huella que los oriundos del lugar han conservado y memorado como ningún otro lugar del planeta lo hizo.

Tiene más de 2 km de perímetro que se pueden pasear en su totalidad a través de su adarve, 10 puertas y 71 cubos. En el año 2000 fue declarada por la UNESCO como Patrimonio Mundial, ¿según cual de los criterios de nominación? Es de imaginar: por ser “un ejemplo sobresaliente de un tipo de edificio, conjunto o paisaje que ilustre una etapa significativa en la historia humana”. ¡No hay otra de esa época!

Con esto, yendo de mayor a menor en la escala, entendemos cual es la primera memoria que deja este lugar. El poder pasear por donde lo hicieron otros hace cerca de 2000 años, el poder imaginar porqué la hicieron, como la hicieron, y porqué eligieron hacerla allí. Un viaje mental al estilo de Pompeya que además de llevarnos a ese tiempo lejano, nos hace acercarnos y entender las similitudes que, como pueblo, el gallego puede tener con el francés, el italiano o el tunecino.
En segundo lugar, la muralla de Lugo constituye un legado imprescindible para entender la galeguidade. Esa identidad e idiosincrasia de un pueblo que encuentra sus raíces mucho más atrás en el tiempo, pero que sin el periodo romano no podría jamás entender su recorrido histórico. Lucus Augusti (como era conocida en la época) fue la primera ciudad de Galicia y una de sus capitales desde aquella época romana (en la que lo fue junto a Braga y Astorga) hasta el momento actual (en el que es una de las cinco).

Y por último, la más arraigada de las memorias: la local. Para un lucense la muralla es (tanto o más que dirían algunos) lo que para los parisinos puede ser la Tour Eiffel, para los napolitanos el Vesubio o para los londinenses el Big-Ben. Es su orgullo, el primer lugar a donde lleva a sus visitas, la calle por donde va a pasear cuando quiere encontrarse consigo mismo, su pista de atletismo cuando quiere ponerse en forma, su manera de medir las distancias (¿pero eso cuantas vueltas a la muralla sería?), el lugar donde celebrar los éxitos deportivos, la figurita que tiene encima de la tele, la foto que enseña para decir de donde viene cuando va de viaje y le preguntan…

Para Lugo, la muralla es ese lugar de memoria, ese lugar donde se encuentra con su historia, un lugar que se rodea de libros (Cumulum) o de comilonas (Comilonum) cuando quiere conseguir que la reconozcan, un lugar para darse las manos y hacer cadena cuando se necesita reclamar algo (Nunca Máis, 2002), un lugar para protegerse de los enemigos como lo hacían los ancestros, un lugar para ir mirar al río Miño desde la altura (en O Carme), un sitio donde hacer revisión interna (¿porqué otras ciudades tiraron sus murallas y Lugo no?), una pared más hasta que llegó la afortunada operación Muralla Limpia (que eliminó las casas que estaban pegadas en su exterior hasta los años 70), un escenario perfecto para volver atrás en el tiempo y celebrar en junio la fiesta romana del Arde Lucus… y sobre todo, una manera de mirar al futuro (donde la imaginamos con la ya completa peatonalización de su paseo exterior e interior) con el optimismo que siempre conlleva el hecho de tener memoria y acordarse de las cosas.

Lieux de mémoire: la Muraille Romaine de Lugo

XXIème siècle , année 13. Une décennie et demie de ce millénaire qui commence, chargé comme peu, des développements et des changements globaux. Les réseaux sociaux, la télévision numérique terrestre, l’utilisation massive de l’e -mail, internet mobile ou la photographie numérique… pour n’en nommer que quelques-uns des plus connus. Mais paradoxalement, ce siècle d’ aujourd’hui, où les blagues expirent après deux semaines, ou dans laquelle on peut mettre 143 199 messages twitter par seconde (le 2 Août), est également parfois appelé le siècle de la mémoire . Et pas seulement pour les clés USB ou les puces électroniques qui peuvent stocker dans un centimètre carré archives photographiques complets de beaucoup de familles.

C’est peut-être le début du siècle où -selon ce que nous voulons parfois trop , parfois trop peu- ont regardé plus en arrière : jamais auparavant la communauté mondiale a eu accès à des informations qui aujourd’hui a, jamais de nos voisins avait connu certaines données personnelles qui maintenant sont partagées par eux-mêmes sur Facebook, jamais l´agglomération humaine qui nous sommes avait vu tant et dans tant de nombreux endroits l’héritage laissé par nos ancêtres. Et en plus, si on regard comme comme la metaphorique grenouille dans le pot d´ Hernán Casciari – se référant à la mondialisation dans ce cas- nous n’avions jamais eu si peur de perdre ces choses qui nous identifient , qui nous font sentir partie de groupes, qui nous rappeler d’où nous venons. Ces choses que nous appelons communément l’identité, les traditions, les racines…

L’historien français Pierre Nora a dit une fois (au moins une, dans une interview avec le journal La Nación en 2006) qu’il ne faut pas confondre l’histoire avec la mémoire et que la mémoire est toujours un phénomène collectif , même si psychologiquement on le vie de façon individuelle. Et dans cet effort nécessaire pour protéger ce que nous sommes et materiel avec lequel nous sommes faits , c’est quand la mémoire et ses lieux doivent agir.

Un de ces endroits spéciaux où l’on peut confondre l’histoire avec la mémoire, c’est dans la ville de Lugo, pas beaucoup de km loin de là où les anciens Européens ont placé la fin du monde qu’ils connaissaient. Au pays, entre Lisbonne et la Bretagne française, où les Brésiliens n’ont pas besoin d’un traducteur , dans lequel les Irlandais et les Écossais ne doivent pas porter le reproducteur mp3 pour écouter sa musique.

Là, à Lugo, il y a un de ces lieux de mémoire de Pierre Nora. Local, national, global, universel. À toutes les échelles.

Avez-vous entendu parler de la Grande Muraille de Chine? Si , bien sûr, c´est un symbole- surement le plus connu- de l’une des civilisations les plus importantes de l’humanité. Avez-vous entendu parler du mur de Berlin? Si , bien sûr, il est un symbole inoubliable de l’histoire du XXe siècle. Avez-vous entendu parler des la seul muraille érigé au cours de la civilisation romaine et qui reste complet presque deux millénaires après sa construction? Certains oui , d’autres non… mais bientôt pas beaucoup de monde sur la planète n’aura pas parlé sur elle sur Facebook , n’aura pas posté une photo d´elle sur Instagram ou n´aura pas mis le hashtag #murallaromanadelugo sur son twitter. Un empire avec l’importance historique de l’Empire romain a laissé sa marque sur cette ville , une marque que les natifs de l’endroit ont été conservé et memoré comme aucun autre endroit sur la planète a fait.

Elle a plus de 2 km périmètre où on peut marcher entièrement par ses remparts, 10 portes et 71 cubes. En 2000, elle a été déclaré patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon quels critères pour la nomination? On peut imaginer : pour être « un exemple éminent d’ un type de construction , ensemble ou de paysage illustrant une période significative de l’histoire humaine ». Il n´y a pas autre de l´epoque!

Avec cela, allaient de haut en bas de l’échelle, maintenant nous comprenons est la première mémoire qui laisse cet endroit. Se promener où d’autres le faisaient il y a 2000 ans, pouvoir comprendre pourquoi ils l’ont fait, comment ils l’ont fait, et pourquoi ils ont choisi de le faire là. Un voyage mental au style de Pompéi qui en plus de nous apporter à cette époque lointaine, nous fait approcher et comprendre les similitudes qui, en tant que peuple, les galiciens peut avoir avec les français, les italiens ou les tunisiens.

Deuxièmement, les murs de Lugo sont un impératif de l’héritage pour comprendre le sentiment galicien. C´est vrai que pour comprendre l’identité et les particularités de ce peuple on trouvera ses racines bien plus loin dans le temps, mais sans la période romaine on ne pourraient jamais comprendre leur parcours historique. Lucus Augusti (comme on l’appelait à l’époque) a été la première ville de Galice et sa capitale depuis l’époque romaine (dans lequel il l´était à côté de Braga et Astorga ) jusqu´au présent (elle est l’un des cinq).

Et enfin, avec la logique géographique, les memoires plus enracinées : les locales. Pour les habitants de Lugo, son mur est (encore plus que diront certains) la même chose que pour les Parisiens peut être la Tour Eiffel, pour les napolitains le Vésuve ou pour les Londoniens le Big Ben. C´est la fierté, le premier endroit où ils portaient leurs visitants, la rue où ils marchent quand il veut se trouver, sa piste lorsqu´ils souhaitez retrouver la forme , la façon dont ils mesurent les distances ( mais si combien de tours à la muraille soit? ) , le lieu pour fêter les réussites sportives, la figurine qui ont dessus du téléviseur , l’image qui montrent pour dire d’où ils vient quand ils voyagent et quelqu´un demande…

Pour Lugo , le mur est ce lieu de mémoire , l’endroit où elle rencontre son histoire, un lieu qui est entouré de livres (Cumulum) ou tables à manger (Comilonum) lorsque ils souhaitent d´obtenir une reconnaissance, un endroit pour se serrer la main et faire chaîne quand ils ont besoin de réclamer quelque chose (Nunca Mais, 2002) , un endroit pour arreter ses ennemis comme l’ont fait les ancêtres, un endroit où aller et regarder le fleuve Miño à partir de la hauteur (dans O Carme) , un endroit pour faire un examen interne (pourquoi d’autres villes ont jeté leurs murs et Lugo pas ?) , un mur jusqu’à l´operation Muraille Propre (qui a éliminé les maisons qui étaient coincés à l’extérieur jusqu´aux années 70), un cadre idéal pour revenir en temps et célébrer en Juin le festival romain de Arde Lucus … et surtout , une manière de regarder vers l’avenir (où l’on imagine le complète piétonisation de sa promenade à l’extérieur et à l’intérieur) avec l’optimisme qui consiste à toujours avoir la mémoire et se souvenir des choses.

Muralla de Lugo

Berlin, donne beaucoup et demande peu. Berlín, dá moito e pide pouco

Versións en francés e galego. Publicado na web de Romanische Literaturen (universidade de Stuttgart) http://www.uni-stuttgart.de/romlit/maclands/berlin-donne-beaucoup-et-demande-peu e no xornal Galicia Confidencial http://tendencias.galiciaconfidencial.com/nova/16652.html. Galeria de fotos ó final do artigo.

Elle est chargée d’histoire et de petites histoires. Humaine, chaleureuse, avant-gardiste, qui se renouvelle, avec l’âme. L’une des capitales du monde, avec des prix plus humains que la plupart d’entre eux… et avec une atmosphère loin du poids négatif que portent parfois les grandes villes. Berlin.

C’est l´une de ces villes où personne n’arrive sans avoir d’idées préconçues. Nous l´avons vue et nous la voyons souvent dans les journaux télévisés, ainsi que dans nos livres d’histoire du lycée, dans des films, dans des événements sportifs… s´il y avait une liste des villes que la plupart des gens connaissent dans le monde, on y trouverait toujours Berlin.

Une des villes clés pour comprendre l’histoire du XXe siècle, la capitale de la plus grande puissance économique en Europe à l’heure actuelle, la deuxième ville (en taille) et la cinquième expansion urbaine de l’Union européenne , avec une liste énorme de musées de renom, et une université (Humboldt) qui a accueilli dans ses classes des cerveaux comme Einstein, Marx, Schopenhauer, Hegel… ça impressionne, n’est-ce pas?

Compte tenu de toutes ces informations, ceux qui voyagent à Berlin pourraient avoir à l’esprit la possibilité d’y trouver une ville fascinante avec pleine de choses à voir, un grand nombre de fichiers, de bibliothèques, de monuments, de symboles… et ce n’est pas une fausse idée. Mais si la personne a d’autres idées plus négatives associées à ce que parfois on pense sur les grandes villes (comme les gens qui courent et des prix élevés) ce sera une bonne surprise de découvrir que Berlin est différente.

Je l´ai visité il y a un mois. Une heure avant de dire au revoir, en attendant le chauffeur qui me prendrait à l’arrière (grâce à l’une de ces pages internet pour partager les trajets en voiture), et avec la tête pleine de sensations, je suis allé dans un cybercafé pour partager avec des amis (via Facebook) une peu de l´expérience du voyage. Excité par tout ce que j´avais vu, j´ai souligné quelque chose qui m´avait beaucoup surpris depuis mon arrivée: les prix. Une ancienne professeure de tourisme à La Corogne, puis a ajouté un commentaire: “je vais raconter ça ce lundi dans la classe!”. Parce qu’il semble que la semaine dernière, ils avaient parlé de la façon de voyager sans dépenser ou peu.

Étant donné que Berlin est une des villes avec les prix les plus populaires en Allemagne, et si l’on ajoute les possibilités économiques pour se déplacer au tour du pays, le budget pour aller et profiter de la ville peut bien s’adapter à tous les portes monnaies. Schönes Wochenende Ticket (billet de train pour voyager 5 personnes pendant le week-end, en Allemagne, en utilisant des trains régionaux, pour un total de 42€), auberges trouvées sur les moteurs de recherche sur Internet, le partage de voiture (avec des sites comme blablacar ou carpooling) , ou couchsurfing (plate-forme pour offrir aux voyageurs un canapé) … sont de bonnes aides qui facilitent le voyage.

Et ce n’est pas fini, ce n’est pas l’unique façon de voyager et de rester sur la ville. Elle est également économique et fascinante la façon qu’ils ont de nous faire visiter. Les soi-disant «Free Tours» (ces visites où les touristes paient à volonté après le tour) sont nombreux, et ainsi variés. Il y a différentes sociétés (par exemple Sandemans ou alternativeberlin) qui offrent des itinéraires de 3-4 heures pour visiter les sites classiques (mur et Berlin, Potsdam, camp de concentration de Sachsenhausen, Troisième Reich…) mais aussi ces endroits spéciaux et alternatives qui font de Berlin un endroit différent. Quartiers d´artistes, murs avec graffitis, des projets d’art urbain, les lieux abandonnés, les marchés populaires, des initiatives de quartier, skateparks, des quartiers multiculturels, boutiques pittoresques, vie nocturne… et tout avec l’aide de guides dynamiques et passionnés pour cette ville qui les a attirés.

Currywürste (fast food berlinois), kebabs, pizzas, tapas, tacos, nuddles, sushi… presque toujours pour moins de cinq  euros on trouvera un fast-food pour accompagner nos visites avec une variété de milieux et de cultures qui ne sont plus que le reflet de la ville elle-même. Parce que plus que la capitale d’un pays, elle est la capitale d´un univers : l’univers de Berlin.

Está chea de historia e historias. Humana, acolledora, vangardista, renovadora, con alma. Unha das capitais do mundo, con prezos máis humanos que a maioría delas… e cunha atmosfera afastada do peso negativo que ás veces cargan ás grandes cidades. Berlín.

É unha desas cidades ás que poucos chegan en branco. Vímola e vémola a miúdo nos telexornais, apareceu nos nosos libros de historia do instituto, en películas, por acontecementos deportivos… se houbera unha lista das cidades que máis xente coñece no mundo, seguro atoparíamos incluída a Berlín.

Unha das cidades crave para entender a historia do século XX, a capital da maior potencia económica europea do momento, segunda cidade en tamaño e quinta aglomeración urbana da Unión Europea, cunha lista innumerable de museos con nome e sona, e unha universidade (a Humboldt) que acolleu nas súas aulas a cerebros como Einstein, Marx, Schopenhauer, Hegel… impón, ¿non?

Tendo en conta todos estes datos, calquera que viaxe a Berlín podería ter na cabeza a posibilidade de atoparse unha cidade fascinante, chea de cousas para ver, cun montón de arquivos, bibliotecas, monumentos, símbolos… e non se equivocará. Pero se leva na cabeza outras ideas máis negativas coas que asociamos ás veces as grandes cidades (como ver a xente con presas e prezos elevados) levarase a positiva sorpresa de descubrir que Berlín é diferente.

Visiteina fai un mes. Unha hora antes de marchar, mentres agardaba polo condutor que me levaría de regreso (grazas a unha desas páxinas para compartir viaxes en coche), e coa cabeza cargada de sensacións, metinme nun cibercafé para poder compartir coas amizades (a través de Facebook) un pouco da experiencia da viaxe. Emocionado por todo o visto por alí, destacaba algo que levábame sorprendendo dende a chegada: os prezos.  Unha antiga profesora de Turismo, na Coruña, agregaba posteriormente un comentario: “¡isto vouno contar o luns na clase!”, porque ó parecer xusto a semana anterior estiveran falando sobre como viaxar gratis ou gastando moi pouco.

Tendo en conta que Berlín é unha das cidades con prezos máis populares de Alemaña,  e se lle sumamos as económicas posibilidades para moverse polo país, o presuposto para chegar e desfrutar da cidade pode axustarse moi ben a tódolos petos. Schönes Wochenende Ticket (billete de tren para viaxar 5 persoas, durante fin de semana, por toda Alemaña, usando trens rexionais, por un total de 42 €), hostais e albergues atopados en buscadores de internet, coche compartido (con webs coma blablacar ou carpooling), ou couchsurfing (plataforma para ofrecer sofá a viaxeiros)… son boas axudas, que facilitan.

E a cousa non queda aí, pois non se trata só de como chegar e como acomodarse na cidade. Tamén é económico e fascinante o modo que se nos ofrece para coñecela. Os chamados “Free tours” (esas visitas guiadas nas que un paga á vontade unha vez remata o percorrido) son montóns, e ben diversos. Hai distintas empresas (por exemplo Sandemans ou alternativeberlin)  que ofrecen itinerarios de 3-4 horas para coñecer os lugares clásicos (Berlín e o muro, Postdam, o campo de concentración de Sachsenhausen, o Tercer Reich berlinés…) pero tamén eses lugares alternativos e especiais que fan de Berlín un lugar diferente. Barrios de artistas, paredes graffiteadas, proxectos de arte urbán, lugares abandoados, mercados populares, iniciativas veciñais, skateparks, barrios multiculturais, tendas pintorescas, movida nocturna… todo da man de guías dinámicos e apaixoados por esa cidade que os atrapou.

Currywursts (o fast food berlinés), kebabs, pizzas, tapas, tacos, nuddles, sushi… Case sempre por menos de cinco euros atoparemos comidas rápidas para acompañar os nosos percorridos, cunha variedade de procedencias e culturas que non son máis que un reflexo do que a propia cidade é. Porque máis que a capital dun país é a capital dun universo, o universo de Berlín.

Lugo, eine Hauptstadt der römischen Geschichte in Westeuropa

Traducións ó galego e ó castelán (e galería de fotos ó rematar o texto) do artigo publicado en alemán para a web de Romanische Literaturen (universidade de Stuttgart) http://www.uni-stuttgart.de/romlit/maclands/lugo-eine-hauptstadt-der-roemischen-geschichte-in-westeuropa

Lugo, eine Hauptstadt der römischen Geschichte in Westeuropa

Jeder hat schon von der Pilgerfahrt nach Santiago de Compostela gehört, jeder hat schon von der südlichsten der Ecken der Kelten (genannt Galizien) gehört, viele Menschen haben vom Dudelsackspieler Carlos Nuñez, Deportivo La Coruña, vom Fußballklub Celta de Vigo, vom Inditex Emporium, vom Atlantic Paradies Cies Inseln gehört.. aber wenige Leute haben von der römische Geschichte im Nordwesten der Iberischen Halbinsel und kennen nicht einer seiner wichtigsten Städten. Diese Stadt verfügt über eine zweitausendjährign Jahre Geschichte und die einzige vollständige römischen Mauer in der Welt. Eines der wesentlichen Ziele in der neuen europäischen Kulturtourismus Routen ist die Stadt Lugo.

Seit mehreren Jahrzehnten, vor allem seit dem Tourismus-Boom in der zweiten Hälfte des zwanzigsten Jahrhunderts, gibt es viele Menschen, die in ganz Europa herumreisen, auf der Suche nach neuen Zielen, neuen Erfahrungen und neuen Sensationen. Lissabon, Barcelona, Sevilla, Madrid, Toledo und Santiago de Compostela sind einige dieser Orte für unvergessliche Reisen auf der Such nach Geschichte und kulturellen Erbe. Aber die Vorschläge, Lesungen, Internet, oder Empfehlungen von Freunden, geben Anregungen zum Besuch neuer Orte. Geschichtsinteressierte, Feinschmecker und diejenigen, auf der Suche nach phantastischer Natur, sie beginnen Ruhe und Google, Youtube, Flickr, Blogs und Facebook-Profile mit Fotos von dem Tempel des Mithras, die römischen Bäder Brücke über dem Fluss Miño, der Kathedrale Santa Maria oder mit Spaziergängen an der einzigen 2000 Jahre alten Mauer in Europa zu füllen.

Fasziniert von dem, was zu sehen ist und was nicht. Gute Führungen oder die Phantasie sind die beste Hilfe. Ideal für alle, die die Möglichkeit hatten, die Ruinen von Pompeji zu besuchen, denn etwas sehr ähnliches liegt unter dem Pflaster der Straßen Lugo.

Die klassische Tour durch Lugo führt zu Zeugnisse aus zwei Jahrtausenden, die heute noch sichtbar sind: die oben genannten Reste (Mauer, Brücke, Bäder und Mitra Tempel ), die Wallfahrtskirche Santa Eulalia de Dome, der ein Herrenhaus an der Zeit (auch bekannt als das Haus der Mosaiken durch schwere dekorative Farben), verschiedene archäologische Funde in situ, unter ihnen der Ursprung der Tinería… und natürlich viele Museen, wo man viele Zuegnisse finden kann, die an die Geschichte Lucus Augustis erinnern.

Und das ist nicht alles. Die älteste Stadt in Galizien wird auch als eine der Hauptstädte der Gastronomie des Atlantiks (vor allem der Tapas- Route und Tintenfisch á Feira, die das bekannteste lokale Spezialität ist) und als eine besonders attraktive Region für die Liebhaber der Natur beschrieben: die Miño Flussüberquerung der Stadt und ihrer Umgebung ist, unter denen in der iberischen Halbinsel, das zweitgrößte Biosphärenreservat laut einer Erklärung der UNESCO.

Geschichte, Natur, Gastronomie, einer der größten Reste der römischen Zivilisation in Europa… in einer Provinz (das seinen Namen gibt) mit Stränden wie Ribadeo Kathedralen (verliehen von Tripadvisor für die sechstbeste in der Welt) und Kulturlandschaften (derzeit auf den Liste der UNESCO ) der Ribeira Sacra und Ancares Berge… dies ist Lugo.

Lugo, unha capital da historia romana no occidente europeo

Todo o mundo oíu falar da peregrinación a Santiago de Compostela, todo o mundo oíu falar do máis meridional dos recunchos celtas (chamado Galiza), moita xente oíu falar do seu gaiteiro universal Carlos Núñez, do Deportivo da Coruña, do Celta de Vigo, do emporio Inditex ou do paraíso atlántico das Illas Cíes… pero non tanta xente coñece a orixe da historia romana nese noroeste da península ibérica, e a cidade crave para achegarnos a el. Ten dous mil anos de historia e a única muralla romana do mundo que aínda conserva intacto o seu perímetro. Un dos destinos turísticos imprescindibles nos novos itinerarios do turismo cultural europeo: a cidade de Lugo.

Desde fai varias décadas, especialmente dende o boom turístico da segunda metade do século XX, son moitas as persoas que circularon e circulan por Europa buscando cada vez novos destinos, novas experiencias e novas sensacións. Lisboa, Barcelona, Sevilla, Madrid, Toledo ou Santiago de Compostela son algúns deses lugares imperdibles para os buscadores de historia e movementos culturais. Pero as inquedanzas, as lecturas, internet, ou as recomendacións de amigos, están dando paso a novos lugares para marcar cunha cruz no mapa. Amantes da historia, gourmets e buscadores de contornas naturais fantásticas e tranquilidade, empezan a encher google, youtube, flickr, blogs e perfís de Facebook con fotos do templo de Mitra, a ponte e as termas romanas sobre o río Miño, a catedral de Santa María ou os quilométricos paseos sobre esa muralla co único adarve de Europa con dous milenios de antigüidade.

Fascina polo que se ve e polo que non se ve. Bos guías de turismo ou a propia imaxinación son a mellor axuda. Ideal para os que algunha vez tiveron oportunidade de visitar as ruínas de Pompeia, pois algo moi similar é o que se esconde baixo o pavimento das rúas lucenses.

A visita clásica que actualmente faise na cidade inclúe varios dos patrimonios bimilenarios que a día de hoxe son visibles: o xa mencionado (muralla, ponte, termas e templo de Mitra), o santuario de Santalla de Bóveda, os restos dunha mansión da época (coñecida como Casa dos Mosaicos polas abundantes pinturas decorativas), varias mostras in situ de distintos achados arqueolóxicos entre os que destaca o Xacemento da Tinería… e por suposto varios museos onde coñecer, a través de vestixios e explicacións, a historia da antiga Lucus Augusti.

E Lugo non queda aí. A cidade máis antiga da Galiza tamén é recoñecida como unha das capitais da gastronomía atlántica (destacando a súa ruta de tapas e o polbo á feira, que é a especialidade local con máis sona) e como unha comarca de especial atractivo para os amantes da natureza: o paso do río Miño pola cidade e pola súa contorna constitúe, de entre as que hai na península Ibérica, a segunda máis grande Reserva da Biosfera declarada pola UNESCO.

Historia, natureza, gastronomía, un dos maiores vestixios da civilización romana en toda Europa… nunha provincia (á que dá nome) con praias como a das Catedrais en Ribadeo (premiada por Tripadvisor como a sexta mellor do mundo) e con Paisaxes Culturais (que actualmente esperan a chamada da UNESCO) como a Ribeira Sacra ou as montañas de Ancares… todo isto é Lugo.

Lugo, una capital de la historia romana en el occidente europeo

Todo el mundo ha oído hablar del peregrinaje a Santiago de Compostela, todo el mundo ha oído hablar del más meridional de los rincones celtas (llamado Galicia), mucha gente ha oído hablar de su gaiteiro universal Carlos Núñez, del Deportivo de la Coruña, del Celta de Vigo, del emporio Inditex o del paraíso atlántico de las Islas Cíes… pero no tanta gente conoce el origen de la historia romana en ese noroeste de la península ibérica, y  la ciudad clave para acercarnos a él. Tiene dos mil años de historia y la única muralla romana del mundo que todavía conserva intacto su perímetro. Uno de los destinos turísticos imprescindibles en los nuevos itinerarios del turismo cultural europeo: la ciudad de Lugo.

Desde hace varias décadas, especialmente desde el boom turístico de la segunda mitad del siglo XX, son muchas las personas que han circulado y circulan por Europa buscando cada vez nuevos destinos, nuevas experiencias y nuevas sensaciones. Lisboa, Barcelona, Sevilla, Madrid, Toledo o Santiago de Compostela son algunos  de esos lugares imperdibles para los buscadores de historia y movimientos culturales. Pero las inquietudes, las lecturas, internet, o las recomendaciones de amigos, están dando paso a nuevos lugares para marcar con una cruz en el mapa. Amantes de la historia, gourmets y  buscadores de entornos naturales fantásticos y tranquilidad, empiezan a llenar google, youtube, flickr, blogs y perfiles de Facebook con fotos del templo de Mitra, el puente y las termas romanas sobre el río Miño, la catedral de Santa María o los quilométricos paseos sobre esa muralla con el único adarve de Europa con dos milenios de antigüedad.

Fascina por lo que se ve y por lo que no se ve. Buenos guías de turismo o la propia imaginación son la mejor ayuda. Ideal para quien haya tenido la oportunidad de visitar las ruinas de Pompeya, pues algo muy similar es lo que se esconde bajo el pavimento de las calles lucenses.

La visita clásica que actualmente se hace en la ciudad incluye varios de los patrimonios bimilenarios que a día de hoy son visibles: lo ya mencionado (muralla, puente, termas y templo de Mitra), el santuario de Santa Eulalia de Bóveda, los restos de una mansión de la época (conocida como Casa de los Mosaicos por las abundantes pinturas decorativas), varias muestras in situ de distintos hallazgos arqueológicos entre los que destaca el Yacimiento de la Tinería… y por supuesto varios museos donde conocer, a través de vestigios y explicaciones, la historia de la antigua Lucus Augusti.

Y Lugo no se queda ahí. La ciudad más antigua de Galicia también es reconocida como una de las capitales de la gastronomía atlántica (destacando su ruta de tapas y el pulpo á feira, que es la especialidad local con más renombre) y como una comarca de especial atractivo para los amantes de la naturaleza: el paso del río Miño por la ciudad y por su entorno constituye, de entre las que hay en la península Ibérica, la segunda más grande Reserva de la Biosfera declarada por la UNESCO.

Historia, naturaleza, gastronomía, uno de los mayores vestigios de la civilización romana en toda Europa… en una provincia (a la que da nombre) con playas como la de Las Catedrales en Ribadeo (premiada por Tripadvisor como la sexta mejor del mundo) y con paisajes culturales (que actualmente esperan la llamada de la UNESCO) como la Ribeira Sacra o las montañas de Ancares… todo esto es Lugo.

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